Deux ans de prison ferme ! Telle est la peine requise par le représentant du Parquet contre les députés du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur), Massata Samb et Mamadou Niang, poursuivis pour « coups et blessure volontaire et menace de mort contre » au préjudice de leur collègue Amy Ndiaye de Gniby. Placés sous mandat de dépôt, en fin de semaine dernière, leur procès s’est ouvert lundi matin devant le Tribunal des flagrants de Dakar.

Dans son réquisitoire, le Procureur a estimé que l’Assemblée nationale ne saurait être « un lieu où des élus du peuple se donnent en spectacle ». Le ministère public a ainsi demandé au juge de suivre la dynamique du législateur dans la protection de la gent féminine, rappelant « l’impossible application du sursis dans ce cas ».

Dans leur plaidoirie, les avocats de la partie civile ont réclamé la somme de 500 millions  FCfa en guise de dommages et intérêts pour leur cliente, absente de l’audience (elle a une Interruption temporaire de travail  de 21 jours). Car, ils considèrent que cette affaire aurait dû être renvoyée en Chambres criminelles.

Revenant sur les évènements, Me Baboucar Cissé a affirmé que la parlementaire n’a jamais proféré des injures. « Amy Ndiaye a juste rappelé que leur leader (celui des Députés du PUR, en l’occurrence Serigne Moustapha Sy) n’avait pas respecté sa parole », a-t-il déclaré.

Présentant Massata Samb et Mamadou Niang comme une « association de malfaiteurs », la partie civile a demandé au juge de sévir afin, qu’au-delà de cette affaire, l’Assemblée nationale « retrouve son lustre d’antan ». « De tels comportements ne sont pas acceptables dans un État de droit », estime Me Baboucar Cissé.

Les mis en cause seront fixés sur leur sort lundi prochain, date retenue par le tribunal pour le délibéré.

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