Le Sénégal est en train de poser des jalons pour réaliser son projet de hub minier régional. 509 milliards de FCfa sont nécessaires avec des investissements de 379 milliards de FCfa attendus du secteur privé.   

Après cinq semaines d’intenses réflexions, les travaux de l’atelier de structuration du projet hub minier régional ont pris fin, jeudi. Présidant la cérémonie de clôture des travaux, Moustapha Diop s’est réjoui des résultats. Il s’est félicité que les contours du projet aient été définis et les besoins en financement évalués. 16 projets ont été identifiés dont 11 du secteur privé et 5 de l’Etat. D’après le ministre du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, le coût global du hub minier régional est estimé à 509 milliards de FCfa avec des investissements de 379 milliards de FCfa attendus du secteur privé, 120 milliards de FCfa de l’Etat et 10 milliards de FCfa sont destinés aux réformes et à la gouvernance. Il s’est engagé à tout mettre en œuvre pour un suivi et une exécution des recommandations.

Ousseyni Kane, le directeur du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent s’est félicité du pas franchi, en magnifiant le travail des participants. Il rappelé que d’autres pays de la sous-région nourrissent la même ambition que le Sénégal qui doit accélérer la cadence.

Le projet phare hub minier régional participe de la volonté des autorités de faire du Sénégal, un centre de référence pour l’activité minière en Afrique de l’Ouest avec un plateau technique minier répondant aux standards internationaux, adossé à une plateforme logistique offrant tous les services rattachés, afin de mieux valoriser le potentiel local et académique capable de mettre à la disposition des entreprises les ressources humaines de qualité. L’objectif est de faire de ce secteur un levier de croissance et d’assurer un rééquilibrage de la balance commerciale par une valorisation des matières premières plus importante au plan national, de créer des milliers d’emplois et de contribuer au développement social et local. C’est dans l’ordre du possible, puisque le Sénégal est un pays qui améliore ses infrastructures, son environnement des affaires et qui a un système démocratique viable. Toutefois, pour capter tout le potentiel de ce secteur (le projet prend en compte l’essor du secteur des mines dans la sous-région : République de Guinée, Mauritanie, Mali), il est invité à franchir un palier en adoptant les réformes nécessaires.

Dans ce projet, le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent est accompagné par la Banque africaine de développement (Bad) à travers le Projet d’appui à la mobilisation des ressources et l’attractivité des investissements (Paimrai) et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).

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