Dans le cadre de la 13e édition de la biennale de Dakar, sera joué au Grand-théâtre « Madiba le musical ». Une première en Afrique subsaharienne et ce sera les 4 et 6 mai prochain tel qu’annoncé hier en conférence de presse par le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang.

« Dakar est une ville qui avait l’habitude de recevoir de grands spectacles. Nous avons reçu de grands noms ici. Nous voulons renouer avec cette tradition sur instruction du président de la République », a indiqué hier le directeur des Arts, Abdoulaye Koundoul, au cours d’une conférence de presse reçue par le Grand-théâtre.

Quoi de mieux alors que de commencer par ‘’Madiba le musical’’ ? Une comédie musicale française en hommage à Nelson Mandela. Le spectacle est écrit par Jean-Pierre Hadida et Alicia Sebrien, avec la participation d’Emmanuelle Sebrien et du rappeur Lunik Grio. Depuis trois saisons, il tourne mais n’a jamais été joué en Afrique subsaharienne. Donc, c’est une première que va recevoir le Sénégal les 4 et 6 mai. Même l’Afrique du Sud dont l’ancien Président et icone Nelson Mandela est la muse de cette représentation n’a reçu la prestation.

« Jusque-là, on n’avait pas rencontré des personnes qui voulaient que le spectacle soit joué en Afrique subsaharienne ou en Afrique du Sud », a expliqué la costumière de « Madiba le musical », Sabrina Gomis.

Elle est d’origine sénégalaise et était là avant le premier spectacle de Madiba il y a 3 ans pour choisir les costumes. Ainsi, tout a été pensé, bien pensé pour que ce spectacle soit à l’image de sa muse. Ainsi, ce n’est pas parce qu’elle a été montée par des Français d’origine maghrébine et chorégraphiée par un « Blanc », Johan Hus, que cette comédie musicale ne puisse refléter les réalités sud-africaines. Au contraire. Les recherches nécessaires ont été faites et les bonnes personnes mises à contribution. Vous trouverez dans le spectacle des chants traditionnels zoulou par exemple.

« Il y a certaines chorégraphies que je n’ai pas choisies. On a appelé des spécialistes pour cela parce qu’il fallait choisir des danses africaines. Il fallait des chorégraphies respectueuses des résonances choisies », a d’ailleurs reconnu Johan Hus hier.

Pour Sabrina Gomis, ceux qui ont pensé Madiba le musical sont des « personnes qui ont à cœur l’humain. Elles ont été touchées par l’histoire de Nelson Mandela. Elles se sont battues et ont mis leurs billes pour réaliser ce projet qui est avant tout une aventure humaine ».

Ils permettent aujourd’hui, selon M. Hus, « de perpétuer le message de Mandela en musique et en danse ». Tout commence par une histoire d’amour entre une jeune fille blanche et un homme noir en pleine période d’apartheid. Le combat de Mandela au cœur de l’histoire, la relation connaîtra un dénouement heureux.

Quinze danseurs sénégalais sont sélectionnés pour jouer dans ce spectacle. Certains d’entre eux sont du Ballet la Linguère du théâtre national Daniel Sorano. Les autres sont soit des bboys, soit des danseurs traditionnels. « Ceux qui ont été choisis le sont grâce à leur capacité d’adaptation, vu les délais », a expliqué la chorégraphe sénégalaise Gacirah Diagne.

Elle prend part à l’aventure. En outre, le spectacle s’inscrit dans le programme de la 13e édition de la biennale de l’art africain contemporain et en soutien à la mutuelle de santé des acteurs culturels, selon le secrétaire général du ministère de la Culture, Birane Niang. A cet effet, le président de la République sera au Grand-théâtre lors de la première présentation, ce vendredi 4 mai.

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