Les élections législatives du 31 juillet prochain se tiendront à la date prévue, malgré les menaces brandies par les partis d’opposition membres de Yewwi Askan Wi (YAW), dont la liste nationale des titulaires a été jugée irrecevable par le ministre de l’Intérieur et le Conseil constitutionnel, a assuré le chef de l’Etat.

‘’Maintenant, les menaces sur la non-organisation des élections, ça c’est devant nous. De toute façon, le pays va tenir ces élections (…) Le Conseil constitutionnel a décidé’’, a-t-il déclaré dans une interview accordée à RFI et à France 24.

Macky Sall, répondant à la question de savoir s’il ne craignait pas un embrasement du pays comme lors des manifestations consécutives à l’arrestation d’Ousmane Sonko en 2021, estime qu’‘’il faut éviter de prendre mars 2021 comme une référence absolue’’.

‘’L’élection législative est organisée par un Code électoral et un système électoral (…) qui font la fierté du Sénégal. Si on est un pays stable, ce n’est pas justement le fait d’un hasard. Ce n’est pas la première fois qu’on organise des élections. Nous avons un système électoral qui est le produit de concertations’’ entre le pouvoir et l’opposition, a-t-il argué.

L’actuel Code électoral a ‘’été l’objet de discussions pendant seize mois’’ entre la majorité présidentielle et les partis d’opposition, a fait valoir le chef de l’Etat.

Ce texte a ‘’ses exigences’’, la loi sur la parité, par exemple, a rappelé Macky Sall.

‘’Une liste qui n’est pas paritaire n’est pas recevable. Si vous faites une liste qui ne respecte pas ce que dit la loi, elle est éliminée’’, a-t-il martelé.

‘’S’il y a des blocages, s’il y a des difficultés, elles se géreront conformément aux lois et règlements du pays’’, a ajouté le président de la République.

La place de la Nation (ex-place de l’Obélisque), à Dakar, a été le point de ralliement, mercredi après-midi, de milliers de Sénégalais réunis pour contester le rejet de la liste des candidats titulaires au scrutin proportionnel de la coalition Yewwi Askan Wi aux élections législatives.

Des leaders de l’opposition, dont l’ancien maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, le député, maire de Ziguinchor (sud), Ousmane Sonko, et ses collègues de l’Assemblée nationale Aïda Mbodj, Déthié Fall et Mamadou Lamine Diallo ont pris part à la manifestation.

Ils ont lancé des appels à la ‘’libération de la démocratie’’ sénégalaise et ont réclamé ‘’la validation’’ de la liste des candidats titulaires au scrutin proportionnel de YAW. C’est une ‘’exigence’’, selon eux, pour la tenue des élections législatives.

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