Le Ghana est en train d’introduire certaines des règles les plus strictes du monde en matière de voyage en période de Covid, en interdisant à tout adulte qui n’est vacciné de prendre l’avion à partir de lundi.

Il n’y a pas de possibilité d’auto-isolement.

Les citoyens ghanéens et les résidents à l’étranger sont exemptés pendant deux semaines au maximum, mais devront se faire vacciner à leur arrivée à l’aéroport.

Les autorités disent craindre une recrudescence des infections pendant la période des fêtes.

De nombreux autres pays, comme les membres de l’Union européenne et les États-Unis, évitent d’interdire purement et simplement l’arrivée de personnes non vaccinées.

Les frontières terrestres et maritimes du Ghana sont fermées au trafic de passagers depuis que des restrictions sont introduites au début de la pandémie.

Parallèlement à ces nouvelles mesures, les autorités ghanéennes continueront d’exiger que tous les arrivants présentent un test PCR négatif.

Tous les Ghanéens quittant le pays par avion devront également être entièrement vaccinés.

Cela signifie qu’un ressortissant ghanéen qui n’est pas actuellement vacciné mais qui reçoit une piqûre à l’aéroport devra attendre de recevoir une deuxième dose avant de pouvoir prendre l’avion, à moins qu’il ne se la procure auprès de Johnson and Johnson.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un intervalle de huit à douze semaines entre la première et la deuxième dose du vaccin AstraZeneca et un intervalle de 21 à 28 jours entre les deux injections Pfizer. Les vaccins Moderna et Sputnik V nécessitent également deux doses pour une immunité maximale.

Les autorités ghanéennes s’inquiètent d’une nouvelle vague d’infections à coronavirus causées par le variant Omicron parmi les arrivants internationaux.

« L’augmentation attendue pendant la période des fêtes de fin d’année appelle des actions urgentes pour prévenir une recrudescence importante des cas de Covid-19 au Ghana », explique le chef du service de santé ghanéen, Patrick Kuma-Aboagye, dans un communiqué.

Il ajoute qu’au cours des deux dernières semaines, les cas détectés à l’aéroport principal du Ghana, Kotoka, représentent environ 60 % de tous les cas confirmés de Covid dans le pays.

Les nouvelles consignes de voyage suscitent des réactions mitigées parmi les Ghanéens, certains les soutenant et d’autres estimant que les gens devraient avoir le droit de choisir, explique Favour Nunoo, de la BBC, à Accra.

Avec relativement peu de cas de Covid dans le pays, de nombreux Ghanéens ne se sentent pas trop concernés par la pandémie et ne se sont donc pas sentis obligés de se faire vacciner, ajoute-t-il.

Moins de 10 % de la population ghanéenne est actuellement vaccinée.

Les autorités prévoient d’intensifier les efforts de vaccination de la population en janvier, en rendant le vaccin obligatoire pour les fonctionnaires, les étudiants et les agents de santé.

Des passeports de vaccination seront également exigés pour entrer dans les lieux accueillant de grandes foules, comme les boîtes de nuit et les stades.

Depuis le début de la pandémie, le Ghana signale 131 246 cas et 1 228 décès dus à la maladie.

BBC Afrique

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