Et pourtant on crie sur tous les toits que le président Macky Sall a été très bien élu avec un score fleuve de 58 %. Depuis le début du quinquennat, cette légitimité électorale semble donner raison à cette grande partie du peuple qui clame tout haut que ces chiffres sont montés de toutes pièces. Faut-il le rappeler ? En 2012, Macky fraîchement élu se présentait comme l’exact contraire de son prédécesseur. Il serait un président sérieux et réaliste. Et 7 ans plus tard, malgré une impopularité sans précédent et un incessant procès en illégitimité, il finissait par être réélu, je ne sais par quel magie , au premier tour. Au lendemain des élections, avant que les sénégalais ne puissent digérer ce plat amer de sa réélection, le pays est mis dans un ajustement structurel qui ne dit pas son nom . Le chômage, loin de refluer comme promis, battait sans cesse des records accablants. Les entreprises locales sont au bord du gouffre du fait d’un coup violent d’assommoir fiscal. Comble de tout, le prix de l’électricité a connu une hausse exponentielle, qui a fini de mettre au KO le Sénégalais entraînant une vague de protestation et d’indignation sans précédent. Aujourd’hui avec cette déclaration de l’État du Sénégal de son incapacité à rapatrier nos douze compatriotes bloqués à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie causée par le coronavirus, ce qui ressorte de la déclaration maladroite est : ✅ le gouvernement de Macky a de la peine pour communiquer avec le peuple. «Oui, moi, votre président élu , je suis incapable de vous protéger ». Cela ne pouvait m’étonner de voir un des pères de famille des étudiants de Wuhan, fondre en larmes, tellement le discours du président est violent ✅ le gouvernement remet en question la compétence de nos vaillants virologues, spécialistes en infectiologie, formateurs et bien formés à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto-stomatologie de l’UCAD. Il en oublie que l’éminent professeur Souleymane MBOUP et son équipe de l’hôpital Le Dantec de Dakar ont été les premiers à décrire en 1985 le VIH-2, une forme de VIH touchant essentiellement la population de l’Afrique de l’Ouest. Que dire de l’Institut Pasteur de Dakar qui constitue un important Centre de Recherches Biomédicales dont l’orientation des activités est définie en vue d’une application utile à la protection de la santé publique. ✅ le gouvernement montre son manque de volonté politique et son inefficacité dans la gestion des crises. Pourtant en 2012 , dans la ferveur de l’alternance, M. Sall avait pris la décision de dissoudre le sénat pour faire face aux inondations. La question toute légitime qui se pose est : qu’en est-il aujourd’hui de ces institutions budgétivores (HCCT, CES… CAISSE NOIRE) qui ne servent qu’à caser une clientèle politique ? Le budget de ces deux institutions pouvait bien nous permettre de rapatrier les 12 sénégalais de wuhan. L’appel à la solidarité étatique , on peut bien le faire comme le Maroc et la Mauritanie qui se sont appuyés sur l’Algerie pour rapatrier leurs compatriotes. Dr ismaila diallo Coordinateur départemental de Guinguinéo Responsable thématique santé de la commission santé du MONCAP.

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