L’université a connu depuis quelque temps une sorte d’expansion  massive, une course à  grande échelle qui s’ accompagne d’espoir, d’ évolution constante  dans le domaine  de l’apprentissage du dogme mathématique et de  l’innovation technique.  Cette forme de réalité diffuse  apparaît  presque dans toutes les universités du monde, y compris  celles qui sont dans le continent  africain( citons  par exemple  des pays comme  l’Afrique du Sud, le Kenya et le Rwanda). Le nombre d’ étudiants dans les universités dépasse le niveau de 40 à 60 % selon les universités. Des représentations publiques, comme l’université de Dakar s’illustrent pratiquement par la  multiplication du nombre d’ inscrits chaque  année. Et c’est tout récemment  que le ministère  de l’ enseignement  Supérieur  a entériné  la volonté  du gouvernement  du Sénégal d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques.  Ce qui pose déjà  un réel problème  de recrutement ou de mise à niveau, et  d’ optimisation  des résultats  annuels, voire même  d’actualisation des performances  physiques,  intellectuelles des jeunes étudiants.  Or, ce désir d’innovation  et de transformation dans le domaine  de l’enseignement semble acter  l’ouverture de perspectives nouvelles en STEM. Ce nouveau mode coopération( Science,  technologie,  engineering et les mathématiques) instaure, selon certains,  une meilleure  qualité  de service aux apprenants( on peut l’espérer avec la volonté de l’État de créer  des centres  d’innovation), aux instances dédiées, ainsi qu’aux différentes  institutions  publiques dont les domaines  de compétence renvoient beaucoup  plus à la sphère  technique. A moins d’ une décennie,  les STEM  sont devenues le prétexte  de l’ élaboration d’un programme politique  conséquent dans beaucoup  de pays, notamment au Sénégal.  Le président  du Sénégal  est peut-être  le premier  à convoquer une rencontre  au palais pour se pencher sur les  défis de l’ enseignement  Supérieur.  Sa déclaration  d’une politique  éducative innovante_prenant en compte le besoin de restaurer  la confiance  des apprenants  dans le domaine  des sciences  au début  de son mandat_ fonctionne  comme une  ébauche  de solutions.  Tout au long de son premier mandat,  Macky  Sall n’ a pas cessé  de faire la promotion  du genre en passant par l’application des compétences en mathématiques, par exemple au sujet des femmes.  Cela dit, l’ enseignement  des sciences favorise  chez un bon nombre  de personnes  une orientation active vers l’ apprentissage  de la  technologie  et des techniques  de compétences électroniques,  même  s’il faut abandonner l’ exercice  ou l’ enseignement  des arts libéraux. A  ce titre, on considère  que l’ apprentissage  des sciences  et la fabrication  d’ ingénieurs, dans la société,  pourrait  abolir beaucoup  d’ inégalités ; il pourra de ce point de vue promouvoir l’ égalité  des chances. Seulement  que l’ approche  met presque en rade l’ intérêt  pour les autres  disciplines dans beaucoup  de pays.  C’est pourquoi les initiatives  de transformation  ne manquent  pas dans ce sens( en témoigne  le forum  Einstein).  Aux États-unis,  beaucoup  passent par des programmes  pédagogiques  pour encourager  l’ enseignement  des mathématiques,  ou même  à travers  le jeu vidéo proposé aux apprenants.  Les lycéens  sont formés  en STEM.

Contrairement à cette  idée, les autorités  du plus grand collège producteur  de femmes  de couleur  diplômées  en STEM , Spelman, ont trouvé  la parade  positive  en combinant cette fois- ci Science, Art, technologie  et mathématiques.  Ceci conformément à la volonté  du président  Obama  de redonner cette fierté  aux Noirs dans l’ enseignement  des sciences.  Pour rappel, Obama avait même  réuni toute la communauté  universitaire noire regroupée  au sein  de l’ organisation  HBCU, dans le cadre de la semaine  nationale  des universités  et université  noires.  Il s’agit de reconnaître  que d’ autres  visions sont actuellement à l’ honneur dans ce sens,  pour ce qui concerne  le principe  d’ alliance  entre les différentes disciplines.  En Angleterre, par exemple,  la diplomation STEM  ne veut nullement dire  avoir toutes les composantes humaines.  Selon des cas. Dans un billet  de blog, un professeur  réputé est d’ailleurs monté  au créneau  pour démontrer  la fausseté  qui entoure  la logique  de l’ apprentissage  du modèle mathématique  en dehors  des disciplines  de connaissance et de raisonnement, comme la philosophie et les sciences  humaines etc. Autrement  dit, il est également  hors de question  de considérer  les Data scientist comme de simples  héros, au mépris de la valeur professionnelle  et active des autres  citoyens.  Bien que les sciences  forment un tout et qu’ elles orientent  l’ avenir dans plusieurs  directions, on ne devrait  en aucune manière  cultiver le mépris des autres systèmes de connaissance pour façonner  celui-ci,  à savoir le futur.

El Hadji Thiam est le rédacteur en chef du site Campus Actu. Il contribue régulièrement au journal en ligne Fajarinfos.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here