Souvent mon regard admirateur m’emmène très loin quand je fixe le ciel bleu éclairé par le soleil clément qui couvre globalement le très cher Sénégal. Mais que du désespoir et l’anxiété inondent les pensées à cause du paradoxe devenu un fait quotidien dans l’espace public.
Le Sénégal, qui, à six décennies après son indépendance de la France, se dit vouloir lire son histoire racontée par ses propres enfants, est voilà heurté sur d’innombrables scènes de violences verbales motivées par une bataille de rangement et une tentative de renversement de l’histoire.
La volonté de modification de l’histoire, la malhonnêteté scientifique et l’absence de recherche sérieuse et rigoureuse sont visiblement touchable entre les colonnes dudit livre appelé Histoire Générale du Sénégal. L’histoire, étant définie comme Connaissance et récit des événements du passé jugés dignes de mémoire, avec des personnages, des périodes et des lieux. Cette définition se sent profondément trahie par les professionnels de la discipline qui devait s’ériger en bouclier pour sa protection. Ce qui est sûr, la volonté de réécrire notre histoire se met en cause.
Figurez-vous que notre équipe d’historiens chargée de cette lourde importante tâche directrice de notre nation n’a même pas eu le courage d’aller puiser d’autres sources plus authentique et sénégalaise que de se contenter à fouiller les archives coloniales c’est à dire la version du colon des faits et événements. Ou même des libellés Wikipedia et des articles de journalistes qu’ils osent attribuer le titre de chercheur sans aucun vergogne. Au moment où le peuple s’attendait à pouvoir, pour une première fois, rafraîchir ses mémoires.
Déception et désillusion deviennent les maîtres mots qualifiant l’état et la situation d’un peuple qui s’apprêtait à une dégustation royale de la crème de son passé.

Malheureusement, du n’importe quoi sur la table du petit-déjeuner. On dirait même de la merde. Mais oui, pire que de la merde si l’auteur est aussi bien conscient de ses actes, ça devient une insulte publique. Par conséquent, ça se considère comme du normal et ordinaire si l’on ne se donne le temps et les moyens nécessaires pour une œuvre aussi gigantesque que la rédaction de l’histoire générale d’une nation. Une nation aussi hétéroclite que le Sénégal, dans toute sa diversité culturelle, cultuelle, ethnique et clanique traversant toutes ses périodes riches de faits et événements historiques avec de
vaillants figures, guerriers, résistants aussi pacifiques que armés. Un véritable travail de scientifique futé et digne de son appellation ne pourrait se réaliser avec seulement l’utilisation de la loupe à la place du microscope. A titre d’exemple,

– comment on peut ignorer dans une telle œuvre aussi grande que la rédaction de l’Histoire Générale du Sénégal que Khadimou Rassoul avait écrit des Khassaides telles que Massalikul Jinan et Munawirus Sudur (dont le niveau linguistique et rhétorique dépasse largement des années de recherches), jusqu’à se permettre de dire que son premier séjour en Mauritanie était pour parfaire son Arab ?
-Dans une telle œuvre, comment on peu ignorer que Serigne Touba avait décliné le poste de Qadi qu’on lui avait proposé auprès de Lat Dior Diop après le rappel à Dieu de son père Mam Mor Anta Saly, en écrivant son célèbre poème ‘’khalu Li yarkan’’, bien avant son son premier séjour en Mauritanie?
-Dans cette histoire, on ignore aussi que Serigne Bachirou Mbacké père de l’actuel Khalif est un natif de 1895 au lieu 1896 pendant que son père était déjà en exile au Gabon.

-Et en fin, comment on peut ignorer le nom du village ou Elhadji Abdoulaye Niass a vu le jour (figure de la résistance armée et père de Baye Niass qui est la plus influente personnalité de Tijanya) disant qu’ « il serait née dans un petit village du Djolof ?
La liste des incohérences et des inexactitudes pourrait être exhaustive en un seul tome. Donc comment ça s’est passé avec les autres parlant des siècles plus lointains et en d’autres domaines ?
Malgré la multitude des diplômes et des titres universitaires, on se rend compte qu’on est au Sénégal. Le pays qui aspire à couper le cordon ombilical qui le lie avec son mentor et retrouver son identité avec la langue française, langue du colon.
Sénégal, là où le ridicule ne tue pas.

Serigne Mourtada Bachirou Alé Aram Lo, Chef Religieux

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