« L’homme colonisé manifestera d’abord cette agressivité qui s’est déplacé dans ses os contre son propre peuple… L’homme colonisé est un envieux. »

Frantz Fanon.

En lisant le travail d’enquête d’Ariel Levy paru dans le journal New-yorkais du 13 mai dernier, on se pose une question toute simple : à quand la fin de l’apartheid ? Cette lecture, qu’elle a faite dans son long reportage sur la vie des fermiers blancs et autres agriculteurs du village de McGrégoire en Afrique du sud, rejoint quelque part une vision ordinaire partagée par une large communauté de citoyens africains ou du monde entier sur l’Afrique du Sud de manière générale.  A l’en croire, l’apartheid ne finit jamais. Quelque chose que l’on reconnaît par ailleurs tacitement un peu partout en Afrique au regard de ces flambées de violences à répétition.  Il nous a semblé nécessaire de parcourir sommairement l’histoire de cette grande machine politique, tantôt considérée par les uns comme un système gouvernemental absolu, tantôt comme un système politique raciste par les autres, afin de mieux expliquer  cet état de fait. Une analyse qui va tout aussi nous permettre de mettre l’accent sur la part de responsabilité de la politique des gouvernements et des partis politiques dans l’issu de cet engrenage de la violence au niveau de l’Afrique du Sud. Notre travail consistera également à montrer les limites de certaines visions diffusées sur ce sol, de manière à faire comprendre comment l’histoire se répète tragiquement sur bien des aspects mais sans modifier le cours des choses. On se donnera en même temps, pour finir, la possibilité d’inviter au dialogue et à la paix des cœurs pour une Afrique digne et  réconciliée avec ses valeurs.

Au temps de la xénophobie

La politique raciste présente en Afrique du Sud a fini de convaincre tout le monde sur l’urgence d’adopter des  reformes structurelles plus conséquentes et plus équitables. Ce qui pose justement problème. Il est clair que ce pays, l’Afrique du Sud, a toujours vécu dans une situation de total mépris vis-à-vis des différents groupes minoritaires défavorisés. L’Afrique du Sud fonctionne, en effet, comme un pays différent des autres sphères du reste du continent africain sur plusieurs niveaux d’analyse. Du point de vue économique tout comme démographique, il dépasse de loin certains pays du continent. C’est l’un des pays les plus prospères actuellement en Afrique dans le domaine industriel. Or, avant de marquer son envol économique, l’Afrique du sud a connu diverses situations politiques difficiles. L’on se rappelle immédiatement de l’extrême tension historique qui a conduit à son indépendance politique en 1994. Même si cette question reste aujourd’hui très complexe.

La  loi Glen Greg a été la première loi à consacrer la séparation résidentielle des races. Une politique raciale sans fondement juridique  qui apparaît déjà dans l’action politique d’alors et n’accordant aucune faveur à la majorité de la population du pays, en l’occurrence les Noirs. Cette loi va  particulièrement participer à exacerber le sentiment d’impuissance et d’injustice chez une certaine catégorie de la population. En d’autres termes, c’est la base notoire de  Land Act 1913 de la nation autochtone qui, dans sa forme finale, n’attribuait que 13℅ des terres arables à la majorité noire. Cette  lecture indique clairement l’injustice structurelle qui caractérisait à l’époque la distribution des terres aux grands chefs fermiers blancs. Cette politique inégalitaire aura aussi droit sur beaucoup de couches sociales disparates en manque de reconnaissance dans un pays où ils se sentent presque étrangers. Puisque que c’est de cela qu’il s’agit, dans cette perspective, il est important de convoquer le système bien élaboré de  catégorisation sociale, tel que le parti national  Afrikaner l’avait institué, qui consistait alors à déterminer qui peut vivre où et avec qui: des Sud-africains non blancs ont été poussés à la périphérie des villes et divisés en fonction de leurs origines tribales, dans deux régions rurales, appelés Bantoustans. Pire, ces mêmes partisans de l’Afrikaner ont abordé le sujet avec une rhétorique exclusive visant à démontrer l’inexistence d’une majorité noire en Afrique du sud. C’est, pour nous, la première équation.

Ce rappel de certains faits historiques est plus que jamais pertinent et incite à décentrer notre regard sur ce phénomène mitigé. Une manière pour nous de rester dans les faits et d’insister encore une fois sur la politique raciale dans ce pays. On se rend en même temps compte que la politique d’apartheid a bien des fondements politiques et économiques,  qui ont fini de diviser les différentes catégories de la population. Alors que l’ANC prévoit de réparer les siècles d’injustice dans ce pays pendant son installation, à travers notamment une réforme agraire comme moteur de développement rural, l’on s’aperçoit paradoxalement, aujourd’hui, que cette même vision constitue un échec criant. L’ANC s’était engagé à redistribuer 30℅  des terres agricoles d’ici vingt-cinq ans. Vingt-cinq ans plus tard, il en a distribué 8℅. Du coup,  L’ANC estimait qu’avec les réformes agraires et le système de redistribution des terres le sentiment d’injustice allaient s’estomper définitivement. Les Blancs possèdent 72℅ des terres détenues par les particuliers dans ce pays. Ce qui confirme d’ailleurs une certaine perception: la propriété des terres telle qu’elle était établie en 1913 n’a pas changé. Dans un contexte pareil, il devient facile de voir se développer des scènes de criminalité perpétrées, sur des hommes de couleur de ce pays, à l’origine de la forte polarisation de discours de haine notamment et de récupération. C’est fréquent d’assister à des actes de vandalisme commis sur des grands fermiers blancs. [Pour rappel, la minorité blanche est estimée à quatre millions en Afrique du sud.]

Aujourd’hui, l’ANC est vite confrontée à d’immenses défis: d’abord, pour se restructurer; ensuite, pour restructurer une société fissurée par les coups de l’histoire tragique liée à l’apartheid malgré les efforts politiques déployés par  certains dirigeants. Par exemple, en 2008, l’ancien président de l’ANC dans le Sud du Natal & membre remarquable de l’ANC, Patrick M. Lekota, avait quitté le parti et a formé le sien, le Congrès du Peuple.

 « Nous ne pouvons pas soutenir personne qui veuille promouvoir les différences raciales ou les hostilités culturelles. Nous sommes des constitutionnalistes. L’Afrique du Sud ne peut devenir une grande nation qui peut prendre sa place parmi les nations du monde à moins de fusionner ou de se lier en une seule. »

La problématique de la criminalité reste d’actualité car, presque chaque année justement, est constatée une  montée de violence dans certaines zones défavorisées. Au-delà de cette criminalité, l’on s’interroge à juste titre sur le manque d’emploi, les insuffisances dans le domaine de l’éducation, le taux de chômage très élevé (17 %  de taux de chômage).  A cet effet, on cite le témoignage d’un des citoyens sud-africains sur cette question :

« Nous avons un système de propriété qui ne fonctionne que pour environ 40% de notre population. La plupart de notre population vît dans des cabanes de derrière, dans des quartiers informels. Ils vivent comme ouvriers agricoles sur des terres privées qu’ils ne possèdent pas. Ils vivent dans des zones communes avec des formes de gouvernement traditionnel, sans droit de propriété. »

Tous les partis d’opposition sont, en effet, d’accord sur le fait que l’Afrique du sud soit un pays  racialisé à outrance par beaucoup de types de discours et, clivant à bien des égards. Les leaders politiques des partis EFF ou encore l’Alliance Démocratique de Mmusi Maimane ont pratiquement le même discours sur la volonté des sud-africains qui  aspirent aujourd’hui à plus de changements dans certains domaines, en dépit du fait que l’EFF de Malema est de tendance à blâmer les Blancs et  à critiquer l’ANC.

Une idéologie insulaire

« La plupart des Sud-africains Noirs et  Blancs ont  au moins un point commun: leur haine des autres africains venus du reste du continent. »

Sisonke Msimang

L’Afrique du Sud fonde son existence sur un mythe fondateur aux allures  parfois universelles. Cette volonté historique, partagée par les siens au sein d’une Afrique métissée, renvoie quelque peu  à l’image d’un continent dépravé, mutilé de l’intérieur, voire même opprimé. C’est presque la même  situation que les autres continents comme l’Amérique ; une sphère qui a su évoluer en tenant compte de son histoire tragique et violente. L’Afrique fait  jeu égal avec les États-Unis sur ce plan.  Il apparaît comme un célébrissime continent, un lieu de fantaisie et de chaos que l’on se doit de respecter avec toutes les interprétations possibles. Les sud-africains, dans leur grande majorité, se considèrent comme Africains uniques. Une subjective collective bien réelle dans les discours et les comportements de tous les jours. Le sud-africain définit à relation à l’autre selon une perspective subjective, qui prend appui sur l’idée d’une Afrique ordonnée, métissée et colorée contre une Afrique sauvage, rétrograde, chaotique etc. Pour beaucoup d’entre eux, ce ne sont pas  des sphères géographiques, avec leurs propres histoires, cultures et complexités. Parlant des autres parties de l’Afrique notamment.

L’Afrique est un horizon parmi tant d’autres au concert des nations définies par l’histoire du monde, mais il existe une nation tout à fait unique et conservatrice, à savoir l’Afrique du Sud. Comme le rappelle l’écrivain et penseuse sud-africaine, Sisonke Msimang,  « en Afrique du sud, l’oppression et l’assassinat ont également donné naissance à une  nouvelle nation, mais le mythe fondateur de notre nation après 1994 est resté insulaire et exclusif, une histoire de droit à la vie et de liberté pour les Sud-africains. » 

On retiendra parallèlement que ce même  type de discours est véhiculé par les intellectuels et dirigeants politiques contre ce crucial besoin de cohésion sociale. Ils sont nombreux à tenir un discours de haine pour mobiliser des compatriotes sud-africains contre leurs frères africains au nom de la philosophie insulaire qui a longtemps existé.  Ce qui s’apparente d’ailleurs à un racisme d’État et intellectuel dans ce pays. [Les observateurs politiques comprendront  que c’est un discours bureaucratique pour affirmer que l’insularité continuera d’être la philosophie du pays dans ses relations sociales, politiques et culturelles avec le reste du continent] Sisonke Msimang.

La chasse aux étrangers

« Pourquoi ce pays a-t-il historiquement représenté un « cercle de morts » pour n’importe quel étranger. »

Achille Mbembe

Qui sommes-nous réellement ? Sommes-nous des étrangers en Afrique ? Ou  Sommes-nous des Migrants en Afrique ?

Ces interrogations résument parfaitement l’état de désillusion et de torpeur qui accompagne l’image du Noir en Afrique du sud. Le Noir plus qu’un frère ne se reconnait pas dans le continent où ses Ancêtres l’ont vu grandir et évoluer. Le procédé est simple. Car, avec le feu, tout est possible si on a l’intention d’isoler son propre frère africain. Les « étrangers » d’Afrique comprendront que ce qui est  théoriquement appelé ici feu par les sud-africains renvoie à ce qui tue. Dans le temps, le feu aidait à faire des bombes à essence ou armes à feu pour les  martyriser, il nous semble que ce même processus a évolué au cours  de l’histoire. Puisque pour tuer l’étranger, le sud-africain raciste voire afrophobe se satisfait de la proximité avec l’autre. C’est en ce moment qu’il est dans les bonnes dispositions de pouvoir commettre son forfait. Une manœuvre machinale qu’il reproduit durant chaque saison sur des frères africains vivant sur le territoire sud-africain. Ce qui s’apparente  difficilement à  une situation kafkaïenne qui s’étend à tout le monde, y compris les étudiants qui sont  entrés dans le pays légalement. Aussi, sommes-nous tentés de l’identifier en des termes sobres et simples, particulièrement pour les qualifier. Comme pour faire comprendre que ces tendances lourdes qui se dessinent dans ce pays sont marquées du sceau de l’exclusion, ou encore de l’afrophobie.

Nous parlons tantôt des cas de ces nombreux étudiants étrangers qui parcourent le territoire à la recherche de la connaissance et de synergie collective au service du continent. Ces mêmes étudiants sont victimes de contrôle illégal et de surenchère politique sans aucun fondement juridique. Ils sont quasiment transformés en de vrais illégaux en Afrique du sud en dépit du fait qu’ils aient obtenu leur visa pour rentrer dans ce pays de manière légale. Eh bien, expliquons maintenant ce phénomène paradoxal et chaotique tout en s’interrogeant! Le mécanisme est tout aussi  simple que le procédé qu’on a essayé de disséquer à longueur de pages un peu plus haut.

L’afrophobia

« J’ai découvert que ce pays n’est pas un lieu sûr pour l’humanité. L’être humain n’a pas de valeur. Rester avec la femme, c’est prendre un énorme risque », ironise un  pasteur vivant dans le Kwazulu- Natal.

En effet, depuis 2015, on constate ce phénomène de flambée de violences dirigées contre des étrangers. Un phénomène tragique et ubuesque qui en dit long sur la logique de mise en garde perpétuelle entre citoyens du continent. Comme nous l’avons indiqué plus haut de manière beaucoup plus détaillée, l’Afrique du Sud est l’un des pays les racistes du continent. En témoignent les tueries massives et les pillages de commerce tenus par des étrangers pendant plusieurs décennies. De plus, il est  actuellement difficile d’évaluer l’impact de ces violences au sein de toute la communauté sud-africaine, voire africaine.

Pendant ce temps, des dirigeants sont montés au créneau pour évoquer ce problème tout en étant ferme dans le discours. Cette fermeté politique se lit justement dans leur décision respective de rapatrier leurs concitoyens volontaires au retour dans leur territoire d’origine. Pour Muhammadu Buhari, président du Nigeria, par exemple, cette réaction est nécessaire dans la mesure où les dirigeants n’ont pas pris la pleine mesure des dégâts occasionnés par cette fureur populaire quotidienne dans certains townships du pays.  Le nombre de nigérians rapatriés, selon les estimations, s’élève à plus de 300  personnes. Les autorités du pays ont affrété la compagnie nigériane Air peace pour les ramener au bercail.

A côté, le Mozambique et le Zimbabwe en accord avec l’organisation mondiale de l’immigration et  le gouvernement de l’Afrique du Sud, ont pu mettre à la disposition aux réfugiés des bus pour transporter les réfugiés qui ont perdu leur toit ou leur abri dans le township de Katlehong. Après les violences qui ont fait 12 morts, ces ressortissants étrangers ont perdu tout ce qu’ils avaient épargné en Afrique du sud, y compris leur toit.  Certains, réfugiés dans les halls aménagés par la ville, ont préféré rentrer plutôt que de rester dans un pays en danger. Cependant, d’autres sont restés pour pouvoir survivre malgré les difficultés. Les volontaires au retour hésitent entre soulagement de rentrer, mais aussi la colère de devoir quitter.

 

Nous observons une bascule permanente entre l’unité africaine, qui disparaît de plus en plus rapidement dans les brumes de l’oubli. Ces étrangers sont appelés à partir, leurs magasins sont incendiés, leurs étals de rues sont détruits. ‘’Du chauvinisme, nous sommes passés au chauvinisme et finalement au racisme’’, comme l’a noté Suren Pillay, chargé de cours en études politiques à l’Université de Western Cape en Afrique du sud.

L’Éternel recommencement

C’est ici que notre allocution connaît sa chute.

A observer la situation actuelle de l’Afrique du Sud ; ce que nous avons tous fait ces derniers jours. Il nous est arrivé à chacun d’y réagir; entre tristesse, désemparement, cris ahurissants et colères, le choix nous a été mais nous avons opté, pour la plupart, pour le pack complet. Une posture qui est de raison. Car, encore aujourd’hui, nous gardons tous de mémoire l’Afrique du Sud « de » Nelson Mandela, le parcours historique de ce pays ainsi que les sacrifices qui ont été consentis dans les années 90 afin de donner à ce pays une meilleure image, un nouvel avenir. Tout ce qui, de nouveau, en ce moment, est remis en question.

Mais quand les sentiments s’apaisent et que le cœur laisse place à la raison, à une réflexion plus accentuée ; cette situation nous enseigne et nous rappel à l’ordre sur ce que nous sommes ainsi que sur l’état de nos différents pays qui, à bien examiner, ne sommes pas dans une meilleure position.

D’abord, retenons un fait, cette chasse à l’homme est simplement la preuve que rien ne perdure, rien n’est éternel. Mandela a œuvré afin que l’Afrique du Sud franchisse un certain pas mais, les actes d’aujourd’hui remettent en question ce travail. Ce qui pourrait conduire à se demander s’il en sera fait de même de ce que l’élite d’aujourd’hui & de demain aura à investir sur nos terres ? Et qui conduiraient les plus pessimistes d’entre eux à se laisser envahir par le désir de conserver égoïstement ce dont ils regorgent.

Ceci est bel et bien, une fois de plus, la preuve que tout est un éternel recommencement. Ce qu’une génération aura compris ne vaut pas toujours pour celles qui suivent. Car tout héritage général requiert un héritage particulier et un vécu personnel propre à l’héritage. C’est-à-dire qu’aux œuvres  fournies d’une génération pour celles qui la suivent, il faudra y mêler le travail que devra réaliser, à son tour, chacune de ces générations en particulier. Chaque histoire est à adapter et à réécrire à la hauteur de ceux à qui elle est destinée.

Ensuite, nous crions à l’Afrique du Sud, aujourd’hui, tandis qu’il se passe la même chose autour de nous. Ce qui nous différencie est qu’actuellement nous sommes placés face à la violence physique et à la vue du sang qui s’y diverse anormalement. Nous concernons, en ouvrant les pages d’histoire de nos pays en particulier et assurément de l’Afrique en général, nous y retrouverons les noms de différents pionniers ; ceux qui ont su se distinguer pour l’avancement des pays, au même titre on le dira que Mandela. A l’exemple ici de Sékou Toure, de Thomas Sankara, de Lumumba, de Kwame Nkrumah et de biens d’autres qui ne sont pas toujours reconnus… Ceux-ci ont initiés des mouvements, ont conduit le continent ainsi que certains pays à franchir un autre pas. Toutefois, des décennies ont passé qu’au regard des analyses, ils ressortiraient que nous avons régressé à défaut d’avoir stagné. Les questions seraient : qu’avons-nous fait de l’héritage des pionniers ? Leur sacrifice et travail ont-ils servis en vain ? Avons-nous honoré leurs visions ou leur avons-nous donné d’autres interprétations ?

Nous conviendrons, ensemble, que ce sont en effet les mêmes questions que tous posent en ce moment même aux sud-africains ; questions qui vu sous d’autres angles nous reviennent tout autant. Et s’il faut reconnaître qu’il y a effectivement eu une époque où certains faits visibles de notre temps n’étaient pas encore concevables voire inadmissibles mais qui, présentement, le sont ; ceci serait simplement dû au fait que nous aussi avons fini soit par tuer soit par déshonorer et balayer du revers de la main le travail qui avait été entamé par les prédécesseurs.

Néanmoins, tout ceci n’exclurait pas la pensée, pour d’autres, suivant laquelle ce n’est en rien comparable. Nous choisirons de ce fait de retenir que dans cette vie, il n’y a rien de nouveau sous le soleil et encore moins de si différent. Généralement, tout est une question de transposition. Ce qui est le cas présentement. Dirigeons bien les regards, déplaçons quelques pions de l’échiquier et analysons le résultat apparent ; le fond demeure le même : des joueurs différents, des stratégies distinctes mais les différentes pièces gardent les mêmes valeurs.

El Hadji THIAM, journaliste chroniqueur d’opinion,

Santa Yvoncia, étudiante politologue.

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