Le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall a assuré lundi de sa détermination à travailler à réduire « la pollution à grande échelle’’, selon lui provoquée par la prolifération des déchets plastiques « sous toutes les formes et dans tous les milieux ».

« Nous devons compter sur nous-mêmes en tant que citoyen en commençant par modifier notre comportement, réduisant notre utilisation des plastiques non recyclables en refusant les sachets ou gobelets en plastiques jetables, les pailles entre autres, sources de pollution extrême », a-t-il déclaré.

La culture a son importance « dans ce processus, car la dimension culturelle est au cœur des habitudes de vie y compris la gestion des déchets’’, a indiqué Abdou Karim Sall.
Le ministre de l’Environnement et du Développement durable présidait la cérémonie officielle de lancement de la campagne de sensibilisation et d’information « Tous ensemble pour combattre le péril plastique ».
« Cette campagne, note-t-il, revêt un intérêt particulier, puisqu’ayant trait à la réitération d’une prise de conscience universelle dans la lutte commune contre les facteurs de dégradation de l’environnement avec une attention portée à la pollution engendrée par l’utilisation du plastique ».
Cette démarche met en exergue ce fléau car une estimation indique que 1800 milliard de déchets plastiques polluent les océans et ce nombre ne cesse d’augmenter.
Selon Abdou Karim Sall, « chaque année, plus de 8,8 millions de tonnes de déchets plastiques sont produits dans le monde ».
« Pour la seule région de Dakar, l’estimation du potentiel de déchets plastiques sur la base d’une quantité de production journalière de 1500 tonnes de déchets solides urbains donne un tonnage de 99 700 tonnes par an, dont les emballages plastiques représentent 78% », a souligné le ministre.
Il a également fait état d’une « augmentation relative de près de 15% de déchets plastiques en 15 ans due à notre nouveau mode de consommation’’, avant d’ajouter : « De fait, cette campagne doit être une bonne opportunité pour chacune et chacun d’entre nous de rappeler notre devoir éco-citoyen ».
Il fait observer que le changement des modes de production et de consommation « contribue en partie à la prolifération des emballages plastiques qui sont rapidement substitués aux récipients à base de végétaux tels que les calebasses et les paniers ».
« Nous devons en milieu urbain, bannir la surconsommation et développer un réflexe de consommation de produits locaux pour permettre aux familles rurales de mieux vivre. Cette solidarité nationale entre villes et terroirs est nécessaire », a insisté le ministre de l’Environnement.
Abdou Karim SaIl a par ailleurs évoqué « les effets de l’utilisation irrationnelle du plastique dans notre quotidien », citant la pollution visuelle du sol, l’encombrement des caniveaux et des égouts, la dégradation des terres de culture, la diminution des espaces agricoles et du coefficient d’infiltration du sol.
L’inhibition de la photosynthèse, essentielle pour la production de matières organiques utiles, la production des polluants organiques persistants (POP), entre autres conséquences, relèvent également de cette situation, a-t-il relevé.

 

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