Le directeur des bourses, Dr Lassana Konaté, a suggéré aux pays africains de former un bloc pour négocier avec la France relativement à la hausse des frais d’inscription dans ses universités.
‘’Je pense qu’il faut négocier avec l’Etat français. Nous le faisons déjà avec le Canada qui accorde des exonérations à notre pays. Aujourd’hui, beaucoup d’étudiants sénégalais qui partent poursuivre leurs études au Canada bénéficient d’une bourse d’exonération’’, a-t-il confié dans un entretien au Soleil.
Il a déclaré qu’il était possible d’avoir ‘’le même schéma avec la France’’, admettant néanmoins qu’il existe d’’’autres possibilités’’. L’une d’elles consiste à ‘’ouvrir des négociations entre les Etats concernés et la France’’.
Selon le directeur des bourses, ‘’les pays africains peuvent former un groupe homogène et négocier avec la France’’. ‘’Nous pouvons et devons créer un bloc en nous accordant sur ce schéma. Que ceux qui sont sur place continuent de payer les anciens tarifs. C’est plus juste, à mon avis. Maintenant, si nous n’arrivons pas à le faire, chaque pays verra comment faire pour se tirer d’affaire’’.
Le 19 novembre dernier, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé la nouvelle stratégie du gouvernement français pour renforcer l’attractivité des universités françaises pour les étudiants étrangers. Il s’agit d’un ensemble de mesures intitulées « Bienvenue en France », mettant l’accent sur l’amélioration de l’accueil et de la formation.
Le gouvernement français veut en effet passer de 324 000 étudiants à 500 000 étudiants étrangers en France à l’horizon 2027.
L’une de ces mesures consiste en la mise en place de frais d’inscription différenciés pour les étudiants non-européens. A partir de 2019, ces derniers devront payer 2 770 euros au lieu de 170 euros pour une année de license et 3 770 euros à la place de 243 euros pour un master.

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