Le budget de l’éducation nationale, plafonné à 476.940.066.492F CFA en 2019, n’est peut être pas suffisant mais tel qu’il est , il doit permettre de faire infiniment mieux aujourd’hui. Malgré les échecs répétitifs du secteur, l’Etat continue toujours à injecter plus d’argents.

On ne produit pas la réussite en renforçant les conditions de l’échec. « La modestie la plus élémentaire consiste à ne pas nier le réel. Les chose sont là qu’on le veuille ou non. » disait Philippe Meirieu.

Après 58 ans d’indépendance, le Sénégal, comme beaucoup de pays Africains, continue de faire appel aux occidentaux pour financer son Education nationale. La colonisation de la culture est la plus efficace et la plus rentable de toutes les colonisations. L’éducation est l’arme la plus fatale pour anéantir une société, un pays. Si vous voulez détruire un pays, disait un sage chinois, inutile de lui faire la guerre qui pourrait coûter chère en vie humaine et en matériel; il suffit tout simplement d’y instaurer un système éducatif incohérent et inadapté. Au bout de quelques années vous avez en face un Etat corrompu, nul où le chômage ronge la population.

Cette affirmation a tout son sens aujourd’hui si l’on sait que notre éducation est financée par des bailleurs étrangers qui appartiendraient à des loges maçonniques.

Notre école souffre de problèmes d’adéquation du système face à la nouvelle donne sociale, aux bouleversements de notre modernité et de l’effritement des grandes institutions traditionnelles de socialisation. Face à ces fléaux, on comprend mal l’injection de milliards supplémentaires dans un secteur qui rejette chaque année des milliers de jeunes sans qualification. Combien de jeunes sortent des universités chaque année avec des diplômes pour se retrouver sans emploi. On a l’impression que notre système éducatif est fait pour former des diplômés chômeurs.

On ne produit pas la réussite en renforçant les conditions de l’échec. On ne peut plus continuer à être pendu aux basques des occidentaux. Un Etat souverain et responsable ne peut continuer d’accepter que son éducation soit financée par d’autres pays. Cette déclaration du général De Gaulle stipulant que  » les gouvernements(pays) n’ont pas d’amis mais des intérêts » conforte bien notre argumentaire. Et si les intérêts sont partagés tant mieux comme disent les Français.

Le développement exponentiel des nouvelles technologies, la perversion des mœurs et la perte progressive de certaines valeurs font qu’aujourd’hui notre école a besoin de changement.

Le prestige de l’enseignant s’est émietté. Le maître est réduit à un simple distributeur de connaissances scolaires, d’autant plus contesté que la valeur de ces connaissances diminue avec leur diffusion massive. Il nous faut donc réfléchir sur notre système éducatif à partir de notre écosystème culturel, de nos valeurs traditionnelles et religieuses. Il nous faut également donner plus de sens aux matières que nous enseignons pour éviter à notre école de n’être qu’un espace de distribution de connaissance qui ne serviraient qu’à réussir à l’école.

Tant qu’on ne financera pas nous-même notre éducation, nos programmes et matières nous seront, pour la plupart, dictés par ceux qui la financent.

J’ai mal quand je vois mon pays, après tant d’années de souveraineté, continuer à être une proie de la France alors que nous disposons de tous les moyens, à savoir les ressources, pour constituer un poids. C’est une question de volonté politique et un engagement patriotique.

 

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