Garder contre leur gré des hommes qui veulent démissionner est dangereux. C’est la position de Seydi Gassama, le président d’Amnesty international, section Sénégal qui se prononçait sur les démissions du juge Hamidou Dème et du Capitaine Dièye, ce dernier étant même arrêter alors qu’il fustigeait ce refus de la part de sa hiérarchie. Selon lui, il est tout à fait normal que des personnes puissent désirer quitter leur corps.

Seydi Gassama ne trouve aucun problème à ce que des personnes comme le Capitaine Dièye ou le juge Dème rendent le tablier. Selon le président d’Amnesty International Section Sénégal, ces cas de figures sont normaux dans un Etat de droit.

«Ce sont des démissions qui sont tout à fait normales. Les gens qui sont dans ces corps sont des hommes et des femmes qui, à un moment donné, décident d’embrasser une carrière, et qui à un autre moment de leur vie pensent qu’ils ne peuvent plus continuer à travailler dans ces corps. Donc ils doivent avoir le droit et la liberté de partir. C’est cela les droits de l’homme», a dit Mr. Gassama.

Selon lui, les maintenir de force dans leur poste n’est pas la meilleure façon de procéder : «On ne peut pas obliger quelqu’un à rester dans un corps auquel il ne veut plus appartenir. Donc que ce soit pour les magistrats ou pour les militaires, les policiers ou les gendarmes, lorsque quelqu’un ne veut plus travailler dans son corps, aucune loi ne devrait l’empêcher de quitter ce corps. C’est même très dangereux pour les corps militaires et paramilitaires de garder des personnes contre leur gré. C’est extrêmement dangereux».

Le défenseur des droits de l’homme prône par ailleurs la réforme de la justice militaire qui, à l’en croire, date de très longtemps.

Après la démission du juge Hamidou Dème, c’est autour du Capitaine Dièye d’essayer de lui emboiter le pas. Mais, après plusieurs tentatives avortées, ce dernier a tenté de médiatiser son désir de quitter l’armée en voulant se rendre chez nos confrères de Dakaractu. Et c’est devant leurs locaux qu’il a été mis aux arrêts vendredi, avant d’être remis à la brigade prévôtale.

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