Dossier Ressources naturelles : Macky Sall : je suis un géologue de formation, je préfère observer puis agir.

Moi MLD Tekki, je suis un ingénieur des mines de l’Ecole des Mines de Paris, j’observe, j’analyse, je discute et on agit ensemble.
Voilà toute la différence avec le régime de l’APR. Macky dirige seul, enfin il croît. Cette conception du pouvoir de Macky Sall soutenu par les autres membres du DSK (Dionne- Sall -Kane) et l’aristocratie de l’APR relève du présidentialisme absolu. C’est dangereux. Elle conduit irrémédiablement à la dictature familiale et à la malédiction des matières premières.

Il n’y a aucune raison que Macky Sall signe des contrats avec les compagnies minières, pétrolières ou gazières, tout seul sans consulter le peuple à qui appartiennent les ressources naturelles selon sa propre constitution de 2016.
Au lieu de nous proposer une révision de la constitution sur le mode d’élection du Président, ce qui viole la constitution, le peuple voudrait plutôt débattre d’une charte sur la bonne gouvernance des ressources minérales.

Dossier nouveau Le coût économique du parrainage, le nouveau pourcent bloquant
Ce problème est posé à dix mois de l’élection présidentielle par le candidat Macky Sall qui, selon certains analystes de la constitution, a de fait commencé un deuxième mandat sans l’accord du peuple, puisque l’absence des dispositions transitoires signifierait que le mandat de 2012 de Macky Sall s’est arrêté en 2017.
Dans l’exposé des motifs de sa loi inacceptable, il veut corriger une injustice faite aux indépendants par rapport aux partis politiques et s’assurer que les candidats à la présidence sont représentatifs, avec un pourcent de signatures. Dans leur propagande, BBY parle de coût financier des élections législatives de juillet 2017 avec 47 listes et de la nécessité de rationaliser les partis politiques et d’éliminer les candidatures fantoches. Quel mépris ! Etre représentatif dans la République, c’est être élu à l’Assemblée nationale ou aux assemblées locales.

Macky Sall estime que 47 listes pour des élections législatives dont le coût non audité est de 18 milliards, c’est trop. On sait bien qu’il a parrainé des dizaines de listes. Certaines listes l’ont reconnu.

Mais du point de vue économique il se trompe. Les dépenses pour les élections constituent un investissement pour renforcer le capital social, je répète le capital social, ce sont les règles que se fixe la société pour créer la confiance et les institutions chargées de les faire respecter. C’est déterminant pour l’activité économique. C’est ce que refuse de comprendre Ismaila Madior Fall et l’aristocratie de l’APR.
En Afrique, les conflits sociaux partent souvent de mauvaises élections. Au Sénégal, Il faut savoir qu’une journée économique perdue, c’est environ 5 milliards de perte pour l’Etat. Dans ces conditions, s’il faut investir 18 milliards et avoir des institutions légitimes et solides pour 5 ans, cela vaut la peine. Comparaison pour comparaison, la présidentielle de 2012 a coûté 9 milliards pour les deux tours et les législatives 6 milliards.

Après tout, c’est bien moins qu’un palais de 100 milliards. Le calcul est vite fait. Revenir à la case de départ pour notre président géologue observateur.

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