Entre le maire de la ville de Thiès et le rewmiste en chef par ailleurs président du conseil départemental, Idrissa Seck, ce n’est plus le parfait amour.

Pis, le divorce est consommé. Les sorties récentes du maire sont assez éloquentes à cet effet. Même si, il faut le reconnaître, aucune réaction n’est encore notée de la part d’Idrissa Seck, Talla Sylla marche inexorablement sur ses platebandes l’accablant d’invectives et d’accusations.

Après avoir publiquement annoncé sa volonté de surseoir à sa candidature à la prochaine présidentielle pour porter celle de la réélection du Président Macky Sall, le leader de Fal Askan Wi s’est lancé dans une sorte de campagne de dénigrement apte à mettre en mal Idrissa Seck et son électorat de la cité du rail.

C’est ainsi qu’hier, il a mis à profit la rencontre du mouvement de soutien «Rampe» pour descendre en règle le rewmisteen chef en remettant au goût du jour la fameuse histoire des chantiers de Thiès et les fameux comptes bancaires qui, malgré tout l’arsenal mis alors en branle par le régime libéral, demeurent encore introuvables.

Un dossier qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive avant d’être rangé aux calandres grecques. C’est ce dossier que Talla Sylla s’est fait, dans sa lutte contre Idrissa Seck, le devoir de dépoussiérer avant l’extinction du soleil.

Pour cause, dit-il, lorsqu’un malentendu s’ajoute à d’autres malentendus, il va de soi que cela va engendrer des conséquences terribles.  «J’ai eu à échanger avec Abdoulaye Wade, alors qu’il n’était plus président du Sénégal. Je lui ai dit que ce sont ses conseillers qui ont mal joué leur rôle. C’est pourquoi il n’a pas continué les chantiers de Thiès. Parce que s’il avait décidé de terminer les chantiers de Thiès, alors c’est sûr que tout ce qui est arrivé n’allait pas se produire. Et pour n’avoir pas continué les chantiers, les Thiessois ont pensé qu’il y avait un Idrissa Seck qui voulait travailler pour cette cité et ses enfants mais qu’un Abdoulaye Wade s’y était opposé», révèle Talla Sylla. Et le leader de Fal Askan Wi dans ses précisions de dire que la vérité historique est que ni l’idée du projet, ni la mise en œuvre de ces chantiers  dits de Thiès ne sont d’idrissa Seck.  L’idée, c’était de faire ces chantiers dans une des régions du Sud du Sénégal. Mieux, c’est l’armée sénégalaise qui avait estimé que seule la cité du rail avait les aptitudes requises pour accueillir un tel projet en 2004. Mais dit-il, tout compte fait, ce qu’il y a à retenir dans cette affaire est que la source des problèmes entre Abdoulaye Wade et Idrissa Seck va au-delà  des chantiers de Thiès. «Tous ceux qui ont écouté les Cd audio (Lui et Moi) produits par le leader de Rewmi en 2004 savent que l’origine de leur désamour est autre chose mais pas les chantiers de Thiès», affirme encore le maire de Thiès.

Aussi Talla Sylla de donner sa propre version des faits. A l’en croire, les bisbilles entre l’ancien Premier ministre Idrissa Seck et son ex mentor, le Président Abdoulaye Wade ont pour soubassement de l’argent illicite qui provenait d’ailleurs. A ce titre, il fera savoir qu’à l’époque, un proche parent de l’ancien Président Abdoulaye Wade avait été arrêté à l’aéroport en France et c’est le  Président Abdou Diouf qui était intervenu auprès du Président français Jacques Chirac pour qu’il soit libéré.

Mais, selon lui, le Premier ministre d’alors Idissa Seck, qui devait apporter cet argent, l’a distribué dans des comptes un peu partout dans le monde y compris en Afrique du Sud.  «C’est ce problème d’argent qui a mis fin aux relations entre Abdoulaye Wade et Idrissa Seck, mais pas les chantiers de cette ville.

Les Thiessois ne maitrisant  pas les tenants et les aboutissants de cette affaire ont soutenu Idrissa Seck dans tous ses combats contre Wade. C’est ça la vérité historique», ajoute Talla Sylla. Toute une histoire qui on se rappelle, avait fait le chou gras des journaux que le leader de Fal Askan Wis’est fait le devoir de resservir aux Thiessois avant de lancer un appel à ses nouveaux compagnons de la coalition Benno Bokk Yaakaar.

«Le message que je lance à Benno Bokk Yaakaar, et à toutes les personnes et organisations qui veulent aider le Président Macky Sall, c’est qu’il faut s’unir. S’unir sur le terrain, s’unir sincèrement parce que c’est s’unir ou périr.»

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