Le 28 octobre 2013, les éléments de la brigade de recherches de la gendarmerie de Tambacounda ont mis la main sur Maty Bindia, âgée de 30 ans, divorcée et vivant en concubinage avec un certain Ibrahima Touré, domicilié au quartier Afia.

Cette dernière est mère de quatre enfants dont Delphine Bindia, âgée de 8 ans, handicapée physique et mentale, qui l’empêchait de vaquer tranquillement à ses occupations. Pour se débarrasser de sa fillette, elle la réveille de son sommeil, avant de la jeter dans un puits d’une profondeur de 70 mètres situé dans un coin isolé au quartier Afia. Pour dissimuler son forfait, elle déclare que la fillette a disparu.

Comme un crime n’est jamais parfait, un jeune homme a été intrigué par l’odeur pestilentielle qui se dégageait du puits dans la nuit du 22 octobre. Il a ensuite informé les pandores, qui débarquent sur les lieux en compagnie des sapeurs-pompiers aux environs de 15h. Sur place ils ont trouvé avec effroi le cadavre d’une petite fille de 8 ans, jeté dans le puits depuis environ deux semaines, en état de décomposition très avancé.

Interpellée par les enquêteurs, Maty avoue les faits : « je suis l’auteur des faits. C’est dans la première quinzaine du mois d’octobre au quartier plateau où je vivais en concubinage avec Ibrahima Touré, que j’ai réveillé ma fillette Delphine Bindia âgée de 8 ans, en pleine nuit. Je l’ai prise par la main jusqu’au puits du coin. Sur place, je l’ai été au fond sans me soucier de rien », lâche-t-elle.

Sur les raisons de son acte ignoble, Maty ajoute : « ma fille est issue de mon ex-mariage avec Kaly Bindia établi à Dakar. Ma fille est handicapée physique et mentale. Elle m’empêchait de vaquer à mes occupations ». Le certificat de genre de mort concluait à une mort par inanition. Suffisant pour que Maty soit écroué. Apres audition sur procès-verbal, Maty Bindia a été déférée le mercredi 30 octobre 2013.

S’exprimant sur le déroulement du film devant la chambre criminelle du tribunal de Grande instance de Tambacounda, ce vendredi 26 janvier, Maty en état de grossesse, a d’emblée reconnu les faits.

Compte tenu de la constance des faits, le substitut du procureur a requis 20 ans de travaux forcés à l’encontre de la dame et a demandé aussi au juge de lui décerner un mandat de dépôt, puisque l’accusée comparaissait libre des suites d’un contrôle judiciaire.

Dans son délibéré, la chambre l’a reconnue coupable du crime de meurtre et l’a condamnée à 5 de travaux forcés en sus du mandat de dépôt à l’audience.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here