Les concessionnaires du nettoiement, les travailleurs des collectivités locales, les travailleurs de la santé, les syndicats de l’enseignement… ruent tous dans les brancards pour réclamer à l’État le respect des engagements ou une dette, comme ce fut le cas avec les concessionnaires. Quand on gommait le régime de Wade, on croyait que le palimpseste allait partir avec lui.

Le front social s’exaspère et s’envenime de jour en jour. Même les morts ne sont pas épargnés des carences ahurissantes de l’actuel régime. Avec la gréve des travailleurs des collectivités locales. Les innombrables gréves et revendications font partie des charges qui ont catapulté « Wade family » hors de nos frontières alors si « Sall Kunda » l’emboîte le pas c’est par incurie flagrante ou par négligence. Aucune de ces dernières n’est tolérable pour un président qui connait bien l’appareil Étatique pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité.

En effet, on a changé un président, mais les pratiques, le système, les excès, l’injustice, les déboires… demeurent les mêmes: les dirigeants s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent! C’est regrettable.

On a comme l’impression que le président oublie que le régime de Wade n’a pas quitté le pouvoir parce qu’il ne travaillait pas, mais parce que le front social a eu raison sur lui. Lors de son discours de fin d’année, le président Macky Sall avait annoncé que 2018 sera une année sociale. Une mesure saluée par tout le monde mais hélas, qui rejoint la longue liste des slogans qui ne font plus rêver: gouvernance sobre et vertueuse, la patrie avant le parti, la rupture, Sénégal émergent… que du bluff.
Cette situation déplorable interpelle directement le président de la République qui, par malheur est préoccupé par un second mandat. Il se laisse embobiner par des transhumants sans base ni idéologie et une classe politique « périmée ».

La coalition Benno Bokk Yakar de 2012 est très différente de celle de 2018 qui n’est que l’ombre d’elle-même car le Parti socialiste, l’Afp et la Ld ont implosé. Il ne reste que des coquilles dans ces formations politiques. Dés lors, une réconciliation sincère avec le bas peuple devient une obligation. En faisant tuti wax, jëf lu bëri…

Réveillez-vous Monsieur le président, nous voulons du changement pas de la continuité.