A l’instar des deux premiers jours du procès du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, le troisième jour est rythmé de débats de procédures. Le rapport de l’Ige qui a inculpé l’édile de Dakar était au cœur des débat

La base de l’enquête du procureur, et donc de toute l’instruction, est un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE). Ce corps contrôlé directement par la présidence de la République, n’agit que sur sa saisine.

Mais le rapport sur lequel est basé l’accusation est resté, jusqu’à ce jour, confidentiel. Les avocats de la défense disent n’en avoir reçu qu’une partie, transmise par le juge d’instruction.

Personne – en dehors des auteurs et des destinataires directs de ce document confidentiel – ne sait d’ailleurs dire exactement combien de pages fait le rapport de l’IGE. Les avocats extrapolent. Il ferait entre 500 et 700 pages, selon les spéculations des uns et des autres…

Les avocats de la défense estiment en tout cas que la confidentialité de ce document est une violation de l’égalité dans ce procès, le parquet ayant eu accès à l’intégralité du rapport, alors qu’eux n’en ont reçu que la partie censée parler de la caisse d’avance.

En outre les avocats de la défense se plaignent de l’interdiction qui leur est faite, depuis l’ouverture du procès, de voir leurs clients. Le procureur a expliqué qu’il s’agissait d’un « problème de sécurité » et les a conviés à une réunion lors de la pause déjeuner, pour choisir les créneaux horaires pendant lesquels ils pourront s’entretenir avec leurs clients. Ce dernier point abordé, le juge a suspendu l’audience, pour une reprise en début d’après-midi.

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