Les régions de Diourbel et Dakar ont enregistré 130 nouveaux cas de lèpre sur 235 cas notifiés sur l’ensemble du pays en 2017. Ces informations ont été données, le 19 janvier 2018, à Dakar, lors d’une conférence de presse organisée en prélude à la Journée mondiale de lutte contre la lèpre, prévue le 27 janvier prochain à Pikine.

La lèpre n’est plus un problème de santé publique au Sénégal depuis 1995, année où notre pays a éliminé cette maladie. Selon le coordonnateur du Programme national d’élimination de la lèpre (Pnel), Dr Louis Hyacinthe Zoubi, cela s’explique par le fait que le Sénégal est en-dessous de la moyenne d’un cas de lèpre pour 10.000 habitants. « C’est le nombre fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Tous les pays qui sont dans cette fourchette peuvent dire qu’ils ont éliminé la lèpre. D’où la dénomination du Programme national d’élimination de la lèpre », a expliqué Dr Zoubi qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence organisée en prélude à la Journée mondiale de la lutte contre la lèpre, prévue le 27 janvier prochain à la mairie de Pikine.

Il a précisé que cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de nouveaux cas de lèpre au Sénégal. La preuve, notre pays a enregistré 235 nouveaux cas en 2017. Les malades dépistés proviennent de toutes les régions avec plus de cas à Diourbel et Dakar qui ont enregistré respectivement 68 et 62 cas de lèpre l’année dernière. Le nombre de cas à Diourbel, d’après Louis Hyacinthe Zoubi, se justifie par la promiscuité dans certaines localités de la région. Il a ainsi donné l’exemple de la ville de Touba où certaines populations vivent à l’étroit. Ce qui explique que la maladie y est plus présente. Dr Zoubi a expliqué qu’à Dakar 62 cas notifiés sont dus à la présence du Centre hospitalier de l’Ordre de Malte qui est une structure de référence de la prise en charge de la lèpre.

A signaler que la plupart des malades dépistés dans la capitale sénégalaise proviennent des autres régions et de la banlieue. « Ce qui justifie ce chiffre élevé dans la région de Dakar », a soutenu le coordonnateur du Programme national d’élimination de la lèpre. Il a également souligné qu’il y a des cas dormants que le Pnel n’a pu dépister. « Mais, nous allons continuer à sensibiliser les populations sur l’importance du dépistage parce que les médicaments pour le traitement de la lèpre sont offerts gratuitement par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Il n’y a pas de raison qu’un malade reste chez lui en développant des mutilations qui auront des conséquences néfastes », a-t-il averti.

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