Le Chef de l’Etat l’a vivement dit : il ne veut pas d’une administration qui ne respecte pas le peuple. En clair, Macky Sall veut que la puissance publique soit au service exclusif des citoyens.

Le choix du thème de cette rentrée, « Le contrôle juridictionnel de l’administration », est une façon, pour lui, de renouveler sa volonté d’asseoir une administration moderne, respectueuse de la règle de droit, du citoyen et des libertés fondamentales.

« L’administration ne doit pas être un monstre qui est là pour opprimer. Au contraire, par ses moyens humain et matériel, elle a pour mission principale de mettre l’intérêt général en avant, dans le respect du citoyen », a indiqué le Chef de l’Etat. En réalité, il y a, au Sénégal, un cadre qui organise la limitation de l’administration par le droit, et partant, par le juge. Cheikh Tidiane Coulibaly, procureur général près la Cour suprême, est d’avis que ce cadre devrait faire l’objet de réformes, pour tenir compte de l’ancrage de l’Etat de droit et de la modernisation de la justice tant souhaités par les pouvoirs publics. Dès lors, l’on se pose la question : quelle posture pour le juge en cas de recours pour excès de pouvoir ? C’est simple,a répondu le président de la Cour suprême.

Selon lui, il doit défendre la liberté du citoyen, le protéger contre l’administration, sans mettre en cause la sauvegarde de l’ordre public. C’est que le juge cumule deux fonctions : il est à la fois gardien des droits et libertés garantis par la Constitution et gardien de l’ordre public. D’où la pertinence de la proposition du Président de la République qui demande à trouver « un juste équilibre », autrement dit une puissance publique qui s’exerce dans le respect du droit et des libertés fondamentales. « En tout état de cause, ayons confiance à l’administration, corrigeons les imperfections et poursuivons ensemble l’œuvre de construction d’un Etat de droit pour tous », a conclu le Président Sall.

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